Pourquoi faire une étude de sol G2 alors qu'on possède déjà une G1 Loi Elan ?

Mis à jour au 15/04/2025

L’insuffisance de la G1 par rapport à une projet de construction

  • Posséder une étude de sol G1 Loi Elan ne dispense pas de réaliser une étude de sol G2 lors d’un projet de construction.

  • L’étude G2 s’intéresse au terrain et aussi au projet de construction (maison, extension, surélévation…). Elle précise des données non identifiées par la G1 qu’elle complète.

  • Lorsqu’un constructeur ou une entreprise de maçonnerie vous indique que la G1 est suffisante pour mener à bien la construction de votre projet, cela doit vous mettre la puce à l’oreille !

Obtenir des données généralistes sur le sol grâce à l’étude de sol G1

L’étude géotechnique G1 offre une vision d’ensemble des risques naturels à l’échelle de la parcelle. Elle s’appuie principalement sur des données bibliographiques et une visite sommaire du site. Son caractère généraliste ne prend pas en compte les caractéristiques précises de la future construction (superficie du bâtiment, nombre d’étages, présence d’un sous‑sol, charges permanentes ou d’exploitation), ni d’ailleurs l’interaction spécifique entre le sol et la structure à venir.

Sonder plus précisément le terrain et tenir compte du projet constructif au travers de l’étude de sol G2

La G1 fournit les premières informations sur la nature du terrain et les risques afférents. Elle se limite à énoncer des principes de prévention : par exemple, réaliser des fondations adaptées au RGA (mouvements des sols argileux) et mettre en place un drainage de principe. Néanmoins, elle ne donne pas de solutions techniques concrètes permettant de dimensionner l'ouvrage.

À l’inverse, l’étude de G2 est une étude de conception tenant compte du sol et de l’ouvrage. La mission intègre des sondages in situ et aussi, généralement, des essais en laboratoire. Les sondages et prélèvements de sol sont effectués directement à l’emplacement du bâtiment. Les résultats de l’étude de sol G2 servent à définir le type, la profondeur et la nature exacte des fondations. Le rapport d’étude préconise aussi des renforcements ciblés (pieux, injections) en cas de risque. Il détaille aussi les méthodes d’exécution pour assurer la stabilité et la durabilité de l’ouvrage.

La G2 est souvent obligatoire sinon fortement recommandée

Sur le plan légal, l’étude de sol G1 est obligatoire pour informer l’acquéreur d’un terrain constructible lorsqu’il se trouve dans certaines zones à risque (aléas RGA de niveau 2 et 3). Mais cette étude ne suffit pas pour respecter la Loi Elan et obtenir un permis de construire. Elle n’est pas non plus suffisante pour satisfaire les exigences des assureurs lors de la souscription de la garantie Dommages‑Ouvrage.

La mission G2 constitue quant à elle un passage obligé pour l’obtention du permis de construire. C’est aussi une condition souvent imposée par les compagnies d’assurance. Comme elle tient compte du terrain et aussi du projet, elle apporte les garanties techniques et juridiques indispensables à la réalisation sécurisée et pérenne de tout projet de construction.